Parfois décider de voir un film culte se fait par jeux. Il en a fallut deux pour que je vois Princess Bride : Le premier c'était un de ces mèmes du mois de mars 2018 consistant à faire s'affronter deux films ou deux licences pour faire un énorme tournois. Alors qu'on me posait des questions sur "Le Seigneur des Anneaux ou Princess Bride" je me rendis compte que je n'avais pas vu Princess Bride, mais que je connaissais plusieurs mèmes qui lui étaient associés, notamment le "My Name is Inigo Montoya, you killed my father, prepare to die."
Si je me suis procuré le film, c'est l'envie de se faire un drinking game avec ma copine qui se porta sur le visionnage : Il en existait un sur Princess Bride et il ne semblait pas insurmontable. A vrai dire j'ai parfois fini par oublier que je jouais à un jeu pour me plonger dans le film, preuve qu'il était bon.
Je savais que c'était un film de féérie fantastique, je savais qu'il y avait de l'humour, mais je ne m'attendais pas à la comédie jouissive que j'ai vu. Princess Bride désamorce des tonnes de clichés mais sans jamais trop appuyer sur la vanne : le film déroule une histoire relativement sérieuse sans jamais se prendre totalement au sérieux, étant sur un fil tendu entre Legends d'un côté et Monty Python Sacrée Graal de l'autre. Comme l'a dit un internaute, c'est à la fois une parodie et un hommage aux contes et aux films de cape et d'épée.
Le film sait déjà les attentes du spectateurs et ça se voit sur de nombreux passages. Ainsi, on aurait pu nous dévoiler la véritable identité de l'homme masqué comme une révélation, mais le film préfère nous laisser tellement d'indice sur son identité que cela en devient une blague sur les révélations "évidente" de ce genre de films et on rigole de l'héroïne qui n'a pas vu ça venir. Au final pardonne très vite certains décors en carton-pate, certaines fautes de goûts qui datent le film pour se concentrer sur les personnages.
Ceux-ci sont tous assez géniaux : entre le pirate bretteur revenu de loin, le spadassin au passé vengeresque torturé, le bon gros géant, le méchant conte et son sous-fifre démoniaque, le vieux fou, etc.... Seule la princesse Bouton d'Or peut sembler un peu stupide mais le cliché est pleinement assumé. Au final, ils deviennent tous assez attachant (bon, Mandy Pantinki en Inigo Montoya crève complètement l'écran) au point qu'une grande partie du récit fonctionne sur eux.
Je ne sais pas si c'est l'alcool mais j'ai eu l'impression d'un film jamais ennuyant, qui alignait toujours les bonnes idées (un duel de sabre, l'arrivé d'un enchanteur, un mariage avec un prêtre coincé) pour éviter les coups de mous et savait très bien gérer son temps, malgré les cassures dans le récit par l'intermédiaire du petit-fils de Columbo.
Bref, je comprend pourquoi ce film est culte. Il avait toute les raisons de l'être.