Projet dernière chance est un film inspiré du roman d’Andy Weir (à qui on doit aussi Seul sur mars) et réalisé par Chris Miller et Phil Lord, majoritairement porté par le jeu de Ryan Gosling qui joue un personnage, Grace, cherchant à sauver la vie sur Terre qui se retrouve menacée par la perte de vie sur le Soleil. Durant cette quête où il se retrouve seul au premier abord il rencontre une nouvelle forme de vie avec qui il tisse des liens.
Projet dernière chance peut être considéré comme un E.T moderne, en effet la relation avec Rocky - la forme de vie extraterrestre rappelle celle de Eliott et de E.T de par l’innocence de la relation et l’attache que l’on ressent pour les personnages. De ce fait, le film se joue beaucoup sur ses thématiques que sont l’écologie, la fatalité de la condition humaine et les relations amicales. Le film est donc très attachant dans sa construction de relations entre les personnages notamment Grace et Rocky dont de nombreux passages réussiront à rendre émotifs beaucoup de spectateurs. Le rapport aux autres humains par le biais de Grace est aussi très intéressant relève d’un isolement du personnage qui est différent des autres et qui surtout se sous-estime énormément malgré ses talents. Ainsi, le film joue beaucoup sur le caractère attachant de ses personnages et ce n’est pas une mauvaise chose, le visionnage est de ce point de vue là très attachant, agréable et donne envie d’en voir plus malgré les 2h30 de visionnage que l’on vient déjà de passer.
D’un point de vue technique, de bonnes idées sont présentées notamment au niveau du traitement de la caméra et de ses mouvements dans la verticalité et l’horizontalité qui suivent assez souvent les mouvements de Grace et qui apportent un point de vue souvent subjectif aux plans. Concernant le point de vue subjectif, il est intéressant de voir par le biais du montage alterné les souvenirs qui reviennent petit à petit au personnage tout comme ils nous sont présentés petit à petit. Cela permet de rentrer dans la psyché du personnage en quelques sortes et d’encore plus s’y attacher. De ce fait, bien qu’il soit dans la majorité du film seul à l’écran, Ryan Gosling délivre une performance qui est intéressante, touchante et très réaliste. D’un point de vu sonore, la musique est intelligemment utilisée notamment dans ses absences donc dès qu’on entre dans l’espace et que le son devient absent cela rend la scène plus réaliste et surtout cela permet au spectateur de s’imprégner de tout ce qu’il se voit - car souvent ces plans sont dédoublés d’un caméra en vue subjective ; comme si nous y étions.
Le film est globalement très touchant, amusant et techniquement intelligent — agréable à voir entre amis, en famille mais aussi seul. Je pense aussi qu’il fait partie de ces rares films qui peuvent correspondre à tout le monde, je ne vois pas de profils qui ne seraient pas intéressés ou touchés par l’oeuvre.