J’y suis allé sans trop y croire, et j’en suis ressorti avec le sourire. C’est déjà une belle victoire pour un film de SF.
Ce qui fonctionne vraiment, c’est l’ambiance. L’espace est filmé avec une vraie beauté, parfois presque poétique — il y a des images qui restent en tête longtemps après la séance. La musique colle bien, même si elle a parfois tendance à un peu trop te pousser du coude pour te dire quoi ressentir.
Les effets spéciaux sont bluffants, surtout autour du personnage de Rocky. Il y a un soin rare dans ce genre de production, et ça se voit.
Les dialogues, eux, sont le point le plus clivant. C’est léger, parfois drôle, mais certaines répliques sonnent un peu simplistes. Ça reste agréable à regarder, mais les amateurs de SF cérébrale pourraient tiquer.
Ce qui m’a le plus touché, c’est ce que le film dit en creux : ce n’est pas l’histoire d’un super-héros qui sauve le monde. C’est l’histoire d’un type ordinaire, maladroit, peureux, qui fait de son mieux. Et ça, ça change tout. La fin est belle, cohérente, et ne trahit pas ce que le film promettait.
Bref, pas un chef-d’œuvre absolu, mais une vraie bonne surprise. Le genre de film qu’on ne regrette pas d’avoir vu.