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Boule débile
Que ceux qui déclaraient d’emblée, sans même avoir vu le film, que l’on massacrait leur enfance à la scie sauteuse, se rassurent : ils avaient raison. Nous passerons outre le débat sur la médiocrité...
le 1 mars 2013
40 ans après la mort d’Elvis Presley, Eugene Jarecki traverse les Etats-Unis à bord de sa célèbre Rolls Royce. Il compare l’ascension et la déchéance du King à la déliquescence du rêve américain. Mais ce rêve a-t-il seulement existé ?
Ironie du calendrier, Eugene Jarecki amorce le tournage de Promised Land avant même que Donald Trump ne se déclare candidat à l’élection présidentielle. Il y compare l’Amérique de 2016 à la version bouffie et droguée d’Elvis qui meurt à 42 ans d’une crise cardiaque, assis sur ses toilettes. Avant la fin du voyage, Donald Trump est déclaré Président élu.
Par leurs témoignages, plus d’une trentaine d’invités à bord du mythique véhicule aident à retracer la vie du King, de ses premiers accords râpeux aux shows tonitruants sur la scène vegasienne. Son batteur DJ Fontana, son guitariste Scott Moore, ses proches, et de nombreux artistes comme Chuck D, Ethan Hawkes ou encore Patricia Gaines forment un formidable patchwork culturel, qui se retrouve dans la bande son éclectique du road-movie.
Le reste nous sera montré grâce à de nombreuses images d’archives, témoins implacables de la déchéance du chanteur ainsi que de celle d’une démocratie brisée. On y parle du pouvoir de la musique, qui aurait pu rassembler les peuples en plein apartheid, quand Elvis apporte la musique des Noirs aux Blancs. Et l’envers du décor, quand ce petit chanteur américain devient le héros de la majorité, mais pas de tous, puis s’enferme dans de mauvais choix de carrière, tout en refusant de prendre part au combat contre la ségrégation raciale. Promised Land, c’est le titre d’un album d’Elvis ; ce sont aussi ces chimères auxquelles il a cru, et celles du rêve américain qui ont trompé toute une génération.
Il en résulte un documentaire musical un peu décousu, mais résolument passionnant. Parfois long, Promised Land mériterait d’aller à l’essentiel, mais offre une perspective unique sur la vie d’une des plus grandes stars que le monde ait connu, en même temps que le regard pessimiste de Jarecki sur son pays déchu.
Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Vus au 70è Festival de Cannes (2017)
Créée
le 27 mai 2017
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