Malgré un sujet aussi spectaculaire que la conquête spatiale, Proxima décide de nous proposer un regard intimiste sur la relation entre une mère cosmonaute qui s'apprête à partir en mission et sa fille restant sur Terre.
Contrairement à Ad Astra ( sorti 1 mois plutôt dans les salles françaises ) avec qui il partage la même thématique et toile de fond, Proxima emploie une finesse dans sa réalisation qui rend l'aventure touchante, l'empêchant de tomber dans le spectaculaire voire la lourdeur du film de James Gray.
Cette finesse on l'a retrouve tout aussi bien dans l'analogie que la réalisatrice créée entre le départ vers l'espace et la mort ou dans la façon de filmer la mère et la fille comme deux reflets qui se répondent mutuellement.
Si il me manque cependant un petit quelque chose pour être totalement transporté, il est indéniable que Proxima est une réussite autant pour sa réalisatrice que ses acteurs.
En préférant filmer la tendresse et le silence, Alice Winocour réalise un film sur un presque-deuil qui a la tête dans les étoiles mais les pieds fermement posés sur terre.