Marc et Colette, après maintes activités infructueuses, organisent des thérapies de groupe dans leur maison de campagne. Ce qui en soi n'est pas forcément une partie de plaisir. Mais, quand, de surcroît, l'ancienne petit amie de Marc, accompagnée de deux gangsters, fait irruption, le week end prend des allures de catastrophe. Et le film des allures de vaudeville.
Cet aspect de la comédie n'est pas le plus amusant ni le plus surprenant. Un autre ne l'est pas davantage, qui consiste à brosser brièvement le portrait des stagiaires de Marc, des timides et des coincés, des petits bourgeois et des snobs, que le scénariste (d'après sa bande dessinée) Gérard Lauzier -on retrouve ici ses traits grossiers et parfois méchants- prend un facile plaisir à ridiculiser. On sent bien que Philippe de Broca tente d'adoucir la charge mais la caricature reste intacte.
Alors il reste Annie Duperey, naturelle et charmante, et surtout Patrick Dewaere, époustouflant d'énergie, de conviction et de talent. Il incarne superbement ce Marc longtemps patient mais gagné par l'hystérie ambiante , par les atermoiements de sa petite troupe, par les brouilles avec Colette et par le sans-gêne et la brutalité des trois indésirables.
Jusqu'à oublier la dignité et la sérénité que requiert sa fonction : le coup classique du psychiatre qui perd les pédales.
Ce vers quoi de Broca voulait nous amener. Dewaere écrase cette petite comédie de toute sa personnalité.