Les plus :

- Les débordements gore dont seuls les Italiens ont le secret. Les effets spéciaux sont inégaux, mais certains plans sont bien dégueulasses (les morsures façon Dawn of the Dead, les yeux crevés, séquence de boucherie à la scie circulaire, etc.).

- Le côté déviant et des scènes what the fuck (la jeune voisine coquine, le gars qui pisse sur la grenade lacrymo, les cannibales qui deviennent des anti-héros...), le genre de truc impensable dans le cinéma d'aujourd'hui !

- John Saxon en pilote automatique mais il compense grace à son charisme naturel, accompagné par une galerie de gueules qu’on a l’habitude de voir comme Giovanni Lombardo Radice qui joue bien le fou furieux (Cannibal Ferox, Bloody Bird).

- La scène d’ouverture se déroulant au Vietnam, façon film de guerre bis, est assez géniale (le chien piégé qui explose !!), même si les stock-shots sont très visibles en HD.


Les moins :

- La connerie abyssale de l’histoire ne me dérange pas, mais j’ai trouvé que le personnage de John Saxon était sous-exploité. Tout repose sur le fait qu’il est contaminé et qu’il veut résister, mais il succombe à ses pulsions cannibales de façon trop soudaine. Je pense qu’ils auraient dû garder ça pour la fin...

- J’ai trouvé que le film s’enlise dans sa deuxième partie. La séquence dans les égouts n’est pas très excitante et l’aspect invasion cannibale n’est pas assez mis en avant, la contamination ne touchant finalement qu’un nombre limité de personnages.

- Le climax est assez décevant et laisse forcément le spectateur avide de débordements ultra-violents sur sa faim (désolé).

- La musique funk/jazz, totalement en décalage avec les images, m’a cassé les oreilles (pour rester poli).


En fait, j’espérais voir une sorte d'Avion de l'apocalypse avec John Saxon en héros défouraillant des cannibales à la mitraillette. Mais une deuxième partie qui ne décolle pas m’a laissé une impression un peu mitigée, malgré un gros capital sympathie. Ça reste une curiosité sur laquelle j’étais étrangement passé à côté, occupant une place à part dans le cannibal-exploitation avec son mélange d’horreur et d’action urbaine.

Antropophagus
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le 20 févr. 2025

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Antropophagus

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