Punisher de Mark Goldblatt n’est pas un modèle de subtilité. Et tant mieux ! Ce n’est d’ailleurs absolument pas ce qu’on lui demande.
Le principe est simple : un flic assiste impuissant au massacre de sa famille. À partir de là, il n’a plus qu’une idée en tête : se venger. Et pour y parvenir, il va laisser derrière lui une impressionnante collection de cadavres.
Nous sommes en plein dans le cinéma d’action des années 80, celui qui ne s’embarrasse pas de longues explications et préfère parler avec les poings, les flingues et les explosions. Et, franchement, ça fait du bien.
Dolph Lundgren, que j’apprécie beaucoup, est parfaitement à sa place. Ce n’est certes pas le plus grand acteur de l’histoire du cinéma, mais il possède une présence physique indéniable. Avec sa carrure et son regard glacial, il impose immédiatement son personnage. À ses côtés, on retrouve avec un réel plaisir Louis Gossett Jr., qui apporte un peu de relief à cet univers de brutes épaisses.
Le film est terriblement bourrin, violent et décomplexé. Mais après tout, c’est précisément pour ça qu’on est là ! Quand on regarde Punisher, on ne vient pas chercher des dialogues interminables ou une intrigue d’une complexité vertigineuse. On veut que ça défouraille, que ça cogne et que ça explose. Et sur ce terrain-là, le film remplit parfaitement son contrat.
C’est d’ailleurs exactement ce que j’aimerais retrouver davantage dans les adaptations Marvel. N’oublions pas que Punisher est avant tout un personnage de comics. Alors pourquoi vouloir systématiquement intellectualiser, lisser ou complexifier ces histoires ?
Parfois, le cinéma peut aussi être simple, frontal et généreux.
On pose le cerveau sur la table, on monte le son… et on profite du spectacle.