Il n’y a pas 36 choses qui trahissent un film de merde, et le fait qu’il soit affublé de plusieurs noms est l’une d’elles. Aux States on le connait sous le nom de Nobody Gets Out Alive, Down the Road et enfin Punishment, et c’est ce dernier qu’aura choisi Emylia pour son édition française.
L’introduction commence très mal, s’embourbant dans du blabla inintéressant et laborieux, occasion pour placer une scène inutile où Clint Howard, l’une des stars du genre horrifique (Ticks, Ice Cream Man, Carnosaur), nous offre la poignée de répliques qui justifient son nom sur la jaquette. Les choses décollent enfin avec notre bande de teen-agers qui s’en vont pour leur week-end de folie au cœur de la forêt de Braden Woods, où un supposé slasher massacre tous les jeunes qui s’y aventurent. Rien de bien original sur le papier, mais problème, il n’y a vraiment rien du tout d’original ici, tous les codes du slasher étant posés, mais mal. Les jeunes se baignent mais même pas à poil (exit donc les nichons), les meurtres sont ridicules (mal filmés avec de sales ralentis et des effets-spéciaux pathétiques), et pour clore le tout on en vient même au torture-porn (du pauvre) avec un tueur qui ne peut s’empêcher de parler et réussit à nous donner l’impression que cette bobine d’une heure et quart dure trois heures.
Il n’y a vraiment qu’une seule et bonne idée, c’est la présence d’une habituelle cinquième roue du carrosse, Jared, un type légèrement débile qui réussit quand même à décrocher pas mal de rictus tellement ses répliques sont idiotes et son acteur (Chris Ready) investit dans le rôle.
Punishment n’apporte donc rien au genre, au contraire, et malgré sa courte durée se montre assez ennuyeux. Même les amateurs de gore facile resteront sur leur faim, la bobine nous faisant patienter pendant près de 40 minutes avant que les festivités commencent. A éviter.