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The Formalist
A sa manière, et c’est probablement ce qui divise dans son cinéma, Guadagnino œuvre toujours à la frontière de l’impressionnisme, cherchant à imprégner l’imaginaire plus que le conscient, développant...
le 26 févr. 2025
Au départ mitigé par cette adaptation, j’ai vite été emporté par l’intrigue autour de Lee (William S. Burroughs) qui erre désespérément dans ce Mexico des années 40 haut en couleurs.
Lee traîne son mal de vivre de bar de bar, en consommant des drogues et en s'attachant à des hommes qu'il croise et qui ne lui accordent que peu, voir pas d'importance. Le tout sur une B.O. éclectique : Sinéad O'Connor, Prince, Nirvana... Sa rencontre avec le beau Allerton va d'autant plus bouleverser sa perception des choses et de la réalité, tout en ravivant un peu d'espoir en lui et des sentiments qu'il croyait perdu.
La réalisation est emprunt de poésie tout au long du film, malgré la dureté du quotidien de Lee, à travers des scènes surréalistes et le contexte de l'époque pour la communauté homosexuelle.
Mention spéciale à la scène où Daniel Craig (Lee) fume une cigarette seul en silence, après un shoot d'héroïne sur le morceau "Leave Me Alone" de New Order, pendant près de 2min30... Une scène déchirante de sens, qui vous amène progressivement au bord des larmes, tant le spectateur ressent son mal-être et sa tristesse.
Créée
le 8 févr. 2025
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