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The Formalist
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le 26 févr. 2025
Même si Queer est l'un des bouquins les moins perchés de Burroughs - ce qui chez Burroughs est tout relatif - on se demande ce que ça peut donner à l'écran... Au départ, on craint le pire, genre hype superficielle, en entendant Nirvana au générique. Mais finalement, passé plusieurs titres du groupe - sans compter ceux de New Order et quelques autres - on se rend compte qu'agrémenter la BO de titres totalement anachroniques (on est supposés être dans les 50's) renforce le côté surréaliste.
Et ça n'enlève rien à l'adaptation, très soignée. Car toute l'ambiance du livre se retrouve ici : ses chambres d'hôtel, sa moiteur, l'amour pas tout à fait réciproque entre Lee et Allerton, les seringues et la dope, le yage. Bref, tout y est... On peut regretter l'épilogue, sans doute de trop, qui mélange le livre et l'épisode sordide autant que véridique du verre et du flingue, auquel on rattache toujours Burroughs. Déjà Cronenberg n'y avait pas résisté dans Le festin nu, mais ça fonctionnait mieux...
Marrant aussi de voir qu'on associe toujours Lee, l'alter-ego fictionnel de Burroughs, au physique de Burroughs lui-même. C'est en large partie autobiographique mais, sauf erreur, les bouquins n'explicitent pas vraiment l'allure de Lee. Et sur ça, Daniel Craig fait un boulot qu'il faut bien reconnaitre comme incroyable.
La seule vraie critique reste le tempo, difficilement modifiable. Car en dépit de ses qualités, le livre lui même n'est de toute façon pas "trépidant", y compris la partie dans la jungle. Plus que son tempo, il vaut pour la mise à nu que fait Burroughs de son quotidien de junkie et d'homosexuel dans les années 50 en Amérique latine. Et sur ça, le rendu est parfait. Mais néanmoins, l'ensemble a beau être hyper soigné, on avance doucement dans l'intrigue. Certaines scènes auraient peut-être gagné à être plus courtes, et pour un film sans doute plus qu'un livre, l'effet est dommageable. Mais Queer est néanmoins à voir.
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Créée
le 25 févr. 2025
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7
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