Queer
5.8
Queer

Film de Luca Guadagnino (2024)

Les vacances torrides de Benoit Blanc et sa maladie d’amour

Daniel Craig se fait rare mais régulier, on sent qu’il cherche à casser son image de James Bond depuis le milieu de son contrat de 5 films, on avait moins cette impression chez Brosnan qui a digéré son rôle iconique et son éviction avec beaucoup plus de légèreté.

Queer après son très surfait Benoit Blanc de « A couteaux tirés » lui offre l’occasion ultime de s’éloigner définitivement de 007.

Cependant il porte toujours le petit costume de Dandy des années 50 avec classe et sa carrure imposante tout en picolant toujours énormément tel un James post-flingué par Moneypenny et laissé pour mort à Istanbul.

A part ça on est dans un film très stylisé apparemment typique de ce réalisateur et ce n’est pas déplaisant, tout ce travail sur l’ambiance, les détails, les couleurs.

C’est un écrin parfait pour mettre en valeur la performance de Craig qui est vraiment bonne. On le sent enfin à l'aise et 100% motivé par un rôle, ce que je n'avais pas vu depuis longtemps.

Il y a un contraste entre l’ambiance chaude, enivrante et le coté lugubre du quotidien de Lee.

Dès qu’il rentre en contact avec l’objet de son obsession en dehors des scènes explicites Craig a une manière captivante de montrer sa tendresse et son attachement avec des effets de fondus et de transparence.

L’insertion de musiques contemporaines colle plutôt bien.

Ce qui est intéressant c’est l’évolution de cette histoire avec ce voyage, ces changements de décors, de paysages et cette quête improbable que Lee utilise pour s’accrocher désespérément à cette relation.

On est transporté jusqu’au bout dans ce délire qui devient plus spirituel que physique, sans être trop long et sans en faire trop.

C'est une oeuvre sur la solitude manquant peut-être de profondeur ou de radicalité mais qui peut être touchante.

Indybleu
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le 21 avr. 2026

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Indybleu

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