Le nouveau film de Koji Fukada est à l'image de l'artiste qu'il dépeint : une mise en abyme de l'auto-sabotage.
Pourtant, tout commençait bien. QUELQUES JOURS À NAGI s'ouvre sur une histoire de relations subtiles et complexes dans un Japon moderne, entre ville et campagne, passé et présent, mais aussi autour de l'art et de sa perception. Mais comme sa sculptrice de référence, Fukada survole, ne s'implique pas, opacifie même son récit pour mieux finir sur un morceau informe et attendu.
Il est tout aussi difficile de sauver l'interprétation générale, tant les actrices évoluent dans un registre froid et détaché, là où les jeunes acteurs apportent une chaleur et une intensité qui finissent par contredire le propos.
QUELQUES JOURS À NAGI est un film qui aborde un vaste panel de sujets sociétaux mis en parallèle sans jamais vraiment les corréler. Le tout n'emporte pas l'adhésion et reste sans élan, de l'image à la mise en scène. En somme, un Fukada mineur dont on cherche encore l'essence.