Autant l’avouer tout de suite, je n’ai vu aucun des films de Charlotte de Turckheim. Tant mieux apparemment, puisqu’il se chuchotait dans la salle à la fin du film que c’était de loin bien meilleur que les précédents. Les goûts et les couleurs, vous me direz … Parlons plutôt du film ! Je suis sortie de la salle avec le sentiment d’avoir souri et pleuré en même temps. Je peux donc bien avouer que l’histoire a su me séduire : le quotidien de Sam, une jeune femme qui doit élever seule sa jeune sœur handicapée. Avec sa meilleure amie et coloc Céline, elles tentent alors de subvenir à leurs besoins en travaillant de temps en temps comme employée de mairie ou opératrice pour le téléphone rose : tout ce qui vient du moment que ca rapporte un peu. Leurs vies vont basculer quand un couple gay va proposer à Sam de devenir mère porteuse, moyennant ainsi une jolie somme d’argent.
Le film prend dès le début parce que le duo des deux femmes fonctionne à merveille. La douceur et le calme d’Alice Pol que je découvre pour la première fois mélangés à la pêche, la spontanéité, la vivacité qui caractérisent si bien Audrey Lamy, la vraie plus value de ce film. On est ému, elles nous attendrissent, nous font rire mais ne nous font jamais pitié. C’est le coté réussi du film, dépeindre la misère sociale à coups de ténacité et de sourires ! Bruno Sanches, la révélation du duo « Catherine et Liliane » sur Canal + complète bien le duo prouvant ainsi qu’ils font tous les trois assurément partie de la génération montante du cinéma français. Enfin, Charlotte de Turckheim aborde assez habilement dans le film la question de la GPA sans pour autant imposer un avis radical. L’idée semble plutôt d’ouvrir le débat, avec un questionnement simple, face à ces deux jeunes sœurs sans parents ou à ce couple d’homos motivé : c’est quoi la définition d’une véritable famille aujourd’hui ?
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