Ragtime est un film choral situé dans la banlieue de New York au début du XXe siècle.
Le film devait au préalable être mis en scène par Robert Altman. Ce sera donc la seule collaboration entre Forman et le producteur Dino de Laurentiis. Et ça se sent. Que Forman se plie à son producteur. Ou plutôt, on sent le gros film à Oscars – il aura plein de nominations mais n’en remportera aucun – au budget conséquent permettant de tirer pleinement parti de ses nombreux acteurs et figurants ainsi que de ses décors et sa reconstitution impressionnante.
Bref c’est très loin d’être le meilleur film de son auteur. Mais c’est une belle fresque foisonnante sur l’Amérique, terre d’espoir et de ségrégation, à travers trois familles, trois milieux sociaux très différents incarnés par un pianiste noir, un immigré juif et une jeune actrice.
Je pense que le film est un peu prisonnier de son étrange structure. Qu’il peine à se déployer. Que l’histoire du pianiste prend trop de places sur les deux autres, mais pas suffisamment tôt dans le récit. La première heure n’est pas très passionnante.
Enfin, ça reste assez chouette. D’autant qu’on y voit l’une des premières apparitions de Samuel L. Jackson et qu’on y retrouve deux vieux d’Hollywood, à savoir James Cagney & Pat O’Brien.