Bon, je le savais déjà en lançant le film: Les Jackie Chan tardifs, c'est compliqué.
Jackie est à l'économie (on peut comprendre qu'à 60 piges passées, il ne soit plus trop chaud pour faire des cabrioles), il s'entoure de petits jeunes qui prennent trop de place par rapport à ce qu'ils apportent aux films, et ça se complait un peu trop dans un humour lourdingue typiquement cantonais et des scènes gonflées aux GCI baveux.
Et Railroad Tigers transpire de tout ça, mais en pire.
Le film se donne pourtant les moyens, avec un contexte intéressant (La guerre sino-japonaise), et une intrigue à base de "petit groupe d'hommes attaquant un train en marche" qui est un truc qui marche toujours. Le problème, c'est qu'aux défauts habituels mentionnés plus haut s'ajoute un vrai manque de scènes de baston, l'assaut sur le train étant reléguée après une bonne heure de péripéties vaguement prenantes, de gags de cours de récré, d'accumulation de personnages dont on se fout, et d'un fond propagandiste vraiment gênant (les méchants japonais étant tous vraiment lâches, bêtes et méchants, faisant face à de braves et bonhommes chinois.)
Mais le pire reste la réalisation. La mise en scène semble se limiter à multiplier les plans de deux secondes où la caméra est posée n'importe où, sans le moindre souci de cohérence et de transition. Je soupçonnerai presque que Ding Sheng soit en fait Jean-Marie Poiré sous pseudonyme, c'est dire.