"Rain Man" fait parti de ma liste des films à voir une fois dans sa vie, parce qu'il est aussi bon que pertinent.
Je n'ai pas trouvé grand chose à redire sur ce film, qui a un bon scénario, de bons acteurs, une belle trame sonore et qui est porteur d'un beau message.
Nous suivons Charly Babitt, un jeune homme dont la carence affective se cache sous un égocentrisme manifeste et qui connait des ennuis financiers avec sa compagnie de véhicules de luxe. Lorsque son père décède, un père avec lequel il n,entretenait pas de bonnes relations il faut dire, Charly hérite de son auto de luxe et de ses rosiers. Tout le reste sera placé dans un compte pour un bénéficiaire dont le nom n'est pas mentionné dans le testament. Furieux et indigné de se voir déposséder de ce qu'il considère comme son héritage, Charly retrace ledit bénéficiaire. Il vit dans une institution spécialisée et s'appelle Raymond. Charly découvre ainsi qu'il a un frère aîné, mais Raymond est autiste modéré. Loin de comprendre ce que cela implique ou de se soucier des particularités qu'implique cette neurodiversité, Charly kidnappe Raymond et compte le rendre à son tuteur s'il lui remet la moitié de l'héritage. Néanmoins, Charly s'attache progressivement à son frère et ce en dépit du fait que Raymond a des comportement atypiques. Lorsqu'il découvre que '"Ray" a un mémoire visuelle hors du commun et une intelligence mathématique qui frôle le génie, Charly croit détenir le moyens de renflouer ses poches.
On apprend beaucoup sur l,autisme avec ce film, mais il faut demeurer prudent, car tous les autistes ne sont pas pareils et qui plus est, du même "niveau". On présente le trouble du spectre autistique sur un spectre, justement. Ray n'est pas dans le niveau le plus bas, donc le plus handicapant, mais dans pas dans le haut non plus ( qui s'appelle Syndrome Asperger). Il a donc un certain contact avec le monde et s'organise bien s'il suit une routine. C'est d,ailleurs cette routine que brise Charly et qui rend Ray si vulnérable. Il est assez rependu que les autistes ont des douances, comme c'est le cas avec Ray, qui compte les cartes ou connait de nombreux détails et dates sur les joueurs de baseballs. Ray a beaucoup de rituels, ils servent de repaires et le rassure, mais encore une fois, Charly ne comprend pas leur importance, ce qui génère des crises d’anxiété chez son frère.Ray a également des phrases stéréotypées, dans le sens répétitif et monotone. la dimension sociale est souvent l'élément le plus affecté chez les autistes: ils ne comprennent pas les sous-entendu et le sarcasme, certains sont même non-verbaux. La verbalisé peut dépendre de la stimulation apporté par les proches et les intervenants. Il y a beaucoup d'élément qui sont effectivement associés à l'autisme, mais ce n,est pas systématique. par contre, ce film offre une bonne base pour comprendre "ce qu'est l'autisme" dans ses grandes lignes. Il faut juste garder en tête que Ray ne représente pas l'autisme dans toute sa diversité.
Sinon, côté émotion, on est bien servis. Il y a même un passage à la fin qui n'était pas dans le script et qui a été gardé.
Il s'agit du moment où les deux frères sont tête contre tête, en silence, alors que Charly venait de dire à Ray qu'il était heureux de l'avoir pour frère".
Bref, j'étais heureuse de voir ce film traiter de l'autisme sans jugement, avec une certaine poésie et de manière touchante. Hoffman est d'ailleurs très convaincant dans son rôle. C'était adorable de voir les deux frères s'apprivoiser et devoir que de part et d'autre, ils avaient apprit de leurs aventures.
Un beau film en somme.