Délaissant quelque peu les polards italiens de la même époque, je retourne aux basics avec un polard US 70's.
La critique de Morrison résume très bien le truc au niv du glauque et du poisseux, rien à dire. On a vite l'impression d'être entre un Starsky et Hutch pas drôle et les films cités dans l'autre critique.
Le duo improbable MM/YK fonctionne, chacun enfermé dans ses contractions, le tout dans un quotidien blafard d'une institution dysfonctionnelle et corrompue. C'est aussi l'occasion de croiser Dana Elcar, colonel Lard devant l'éternel.
On suit, peu à peu, les mésaventures du jeune flic, ex-hippie, en ayant envie de lui dire 10 fois que, il est pas fait pour ça, ça va mal finir et que tout est pourri.
On se laisse guider jusqu'à la fin, sans happy-end, la patine du film fonctionnant très bien malgré quelques longueurs théâtrales comme la scène de l'ascenseur.
Film qui donne envie d'en (re)voir d'autres du même cru entre un film noir et un NCIS pour se replonger dans un pan révolu du ciné d'outre-Atlantique efficace et cru, aussi glauque que dénonciateur. Pas forcément tous les soirs mais de tps en tps ;-)