Notes sur le film : La haute valeur documentaire de ce film policier se niche dans son rapport à New York : personnage majeur du film, la ville est filmée dans son gigantisme quand le héros la découvre en tant que néo-policier, avec son acolyte violent (Yaphet Kotto). Puis, plus tard, lors d’une course poursuite sur les hauteurs de la ville, où le sentiment d’immensité écrase les perspectives visuelles comme d’avenir des personnages, bons ou négatifs.
Rapport confidentiel est sans pitié avec le héros, gauchiste d’abord moqué pour son apparence, puis pour ses idées – que le film associe à son apparence -, sans que le réalisateur, Milton Katselas, ne lui pardonne sa candeur – voir la fin. Comme la vie new-yorkaise dépeinte, Rapport confidentiel propose une vision acérée de la vie dans la capitale du monde, et du travail de policier, où il faut être un requin et penser comme tel pour s’en sortir face à une « faune » indomptable. Œuvre noire et désespérée, certes, mais assez savoureuse.