6
le 29 mars 2018
SuivreThe grateful eighties
Le blockbuster a toujours indexé sa hype sur les évolutions technologiques : en essayant d’en mettre plein les yeux à son public, les équipes ont révolutionné d’abord d’inventivité, puis de moyens,...
Au premier abord, on pourrait être écœuré par ce déferlement de références pops à tire-larigot, mais ça serait passer à côté du sens même du film, qui dès ses premières minutes, passé l'exposition, nous dit "It's not about the bike, forget the bike!". Mais alors, si c'est pas sur l'engin de Kaneda, la DeLorean et Freddy, c'est sur quoi?
Spielberg est James Halliday, le créateur de l'Oasis, et du haut de son âge avancé, il jette un regard pensif sur cette pop culture qu'il a lui-même façonné (il se gardera d'ailleurs bien de faire référence à ses propres oeuvres, le T-Rex pouvant être associé à King Kong), lui qui est un des (si ce n'est "le") plus grand architecte du paysage geek actuel. Et il constate que sa création lui a échappé, les gens peu scrupuleux exploitant tout amour des fans jusqu'à la moelle, comme cet antagoniste Nolan Sorrento, alter ego virtuel d'une sorte de Kevin Feige, phagocytant l'entertainment avec les sous de sa boîte pour faire encore plus de sous, sans se soucier de l'essence même de ce qu'il produit. D'ailleurs Wade Watts, ça ne vous rappelle pas l'astuce mnémotechnique de Stan Lee? Bruce Banner, Matt Murdock, Peter Parker, Scott Summers, Bucky Barnes... Mais Halliday n'est pas dupe, il sait que tout ce qu'il a créé, il le tire lui-même de ses propres passions, du "Nobody gets past King Kong" à tout le chapitre de Shining, des influences majeures du créateur.
Et nous, spectateurs, Perzival, noyés dans ce déferlement de références et easter eggs, il nous faut choisir entre Halliday et sa vision naïve mais sincère, et Sorrento et son cynisme mercantile. Alors que Spielberg est en fin de carrière et que l'univers de Feige monopolise le blockbuster depuis déjà 10 ans, n'est-ce pas à nous de définir le futur de notre Oasis cinématographique?
Get Ready!
Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur et l'a ajouté à ses listes Les meilleurs films de Steven Spielberg, Les meilleurs films avec Simon Pegg, Les meilleurs films de 2018, Les meilleurs films avec Ben Mendelsohn et 2022 : Une année en films
Créée
le 8 févr. 2022
Critique lue 142 fois
6
le 29 mars 2018
SuivreLe blockbuster a toujours indexé sa hype sur les évolutions technologiques : en essayant d’en mettre plein les yeux à son public, les équipes ont révolutionné d’abord d’inventivité, puis de moyens,...
10
le 28 mars 2018
SuivreQue dire ? Que dire à part "C'est génial !" Que dire à part : "Il faut y aller putain ! Que dire à part : "Wouha !" Un petit "Merci Steven ?" Certainement. Car Ready Player One, c'était un fantasme...
8
le 9 avr. 2018
SuivreLa nostalgie, c'est quand même bien pratique. Ca nous offre l'occasion de nous replonger avec émotion dans nos vieux souvenirs d'enfance ou d'adolescence, de les enjoliver au passage et de pouvoir se...
10
le 15 oct. 2019
SuivreJ'avais commencé une partie en début d'année, et avait lâché l'affaire par frustration, ayant perdu tous mes geos dans une zone que je trouvais imbuvable (Soul Sanctum) après 3-4h de jeu. Mais devant...
2
le 10 mars 2025
SuivreIl était couru d’avance que Brave New World serait une daube. De par la superhero fatigue qu’a instauré la firme de Mickey par l’amoncellement de produits formaté sur les dix-sept dernières années...
4
le 10 oct. 2023
SuivreAlors qu’à chaque nouvelle itération de la formule qui trône comme l’une des plus rentables pour la firme française depuis déjà quinze ans (c’est même rappelé en lançant le jeu, Ubisoft se la jouant...