Un film qui transporte mais rate certains points

Ayant entendu certaines critiques concernant ce film comme étant classé au rang de chef-d’œuvre, mon avis est bien plus mitigé.
Ce film a des qualités, et les met bien en avant. Premièrement, visuellement c'est un régal, le film intègre parfaitement des éléments très éloignés de ce qu'on peut voir habituellement dans une œuvre cinématographique, et ceci parce que ce qui est sûrement le plus gros point fort de ce film est sa capacité à créer un contexte dans lequel les personnages ou créatures peuvent cohabiter, peu importe les univers auquel ils appartiennent.
Les références à d'autres œuvres, bien qu'omniprésentes dans le film, sont très bien traitées et n’empiètent pas sur l'atmosphère du film.


On pensera bien sûr à la scène référence à Shining, remarquablement bien dirigée; les éléments originaux trouvent un parfait équilibre entre la représentation fidèle et l’intégration aux codes du film.


Avec de telles qualités, ce film semble avoir tout pour être un chef-d’œuvre. Mais il rate certains points très importants. Les personnages sont des clichés sur pattes, entre le héros gentil qui est courageux dans les situations dangereuses, l'héroïne qui est là pour être jolie et tomber amoureuse du héro et le méchant qui est très méchant parce qu'il veut gagner de l'argent, on a du mal à discerner la moindre originalité sur ce plan. Parallèlement, le film est extrêmement manichéen, le gentil héro contre le méchant dont les intentions n'ont aucune réelle profondeur. Rajoutons à ça quelques éléments dérangeants, la mort de la tante qui n'a pas vraiment l'air d'affecter plus que ça notre héro, ou bien une morale vaseuse de fin sur le fait que la vie réelle a plus d'importance que la vie virtuelle, comme pour détruire les efforts du film pour glorifier l'univers du jeu vidéo, là où les médias traditionnels nous le présentent le plus souvent comme vide de sens.


En somme le film aurait été un chef-d’œuvre avec un univers semblable mais un réel travail sur la psychologie des personnages, et sur la cohérence de l’œuvre en général.

JokerFace
6
Écrit par

Créée

le 14 avr. 2018

Critique lue 192 fois

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