Requiem for a comédie ratée
Déjà Gomorra m'avait ennuyé et énervé : genre vas y que je bouge bien la caméra pour te montrer que c'est du réel. Et bien, autant le docu-fiction d'auteur n'était pas la tasse de thé de Matteo Garrone, autant la comédie non plus.
Nous suivons donc une famille obligé d'opérer de petites magouilles pour s'en sortir financièrement et dont le chef est un trublion inspirant la joie de vivre à sa famille et son quartier. Ce chef de famille en question est donc poussé par son entourage à participer au casting de la télé-réalité la plus regardé en Italie, un équivalent de Loft Story. Appelé après le premier casting, il commence à se croire suivi et épié en permanence, et pense que tous les dilemmes auxquels il doit faire face sont des tests de la production pour le sélectionner ou non.
Et ce qui était au départ une comédie, glisse peu à peu vers le Requiem for a dream - l'histoire de départ est celle de la mère qui veut participer à son émission télé favorite - mais en édulcoré et sensé être burlesque. Pour exemple parmi d'autres, les quiproquos - ressorts classiques et incontournables de la comédie - sont amorcé et tués dans l'oeuf.
Ma note est peut-être un peu sévère, mais je trouve la critique trop facile, le sujet de la paranoïa liée aux médias à déjà était traité et je trouve le traitement qu'en fait ce film un poil misérabiliste.