Ce n'est pas totalement mauvais, mais ça a indéniablement beaucoup moins de charme - le mot paraît bizarre quand on parle de [REC] ^^ - que le premier. Le sentiment d'urgence, de panique, de claustrophobie, de danger est beaucoup moins fort.
J'étais pourtant ravie de remonter cet escalier infernal et truffé de dangers attendant derrière chaque porte. Mais la magie a disparu. Le remplacement de la petite journaliste en marcel toute mimi par un groupe de malabars casqués et surarmés y est pour quelque chose, c'est certain.
Et puis, la vieille en combinaison au bout du couloir qui déboule comme un petit taureau (on est en Espagne, non ?) en hurlant, on nous a déjà fait le coup dans le premier. Pour la surprise, on repassera...
Les zombies/possédés de l'immeuble ont un comportement plutôt étrange, voire incohérent. Quand ils foncent sur une proie, ils ne visent pas le ventre ou les membres, mais se jettent sur les petites caméras que les militaires portent sur l'épaule... Pour se débarrasser d'eux, nul besoin d'armes lourdes et encombrantes. Jetez-leur quelques caméras, ça les occupera un moment et vous pourrez ainsi visiter l'immeuble en toute tranquillité.
J'ai trouvé aussi qu'il y avait beaucoup de facilités scénaristiques pas subtiles, comme l'échantillon de sang de Tristana Medeiros opportunément répandu par-terre qui oblige l'expédition à quitter le labo du prêtre et retourner visiter les appartements à la recherche de l'introuvable "gamine". Et à la fin, retour bien sûr au labo du prêtre, toujours pour retrouver la "Niña Medeiros". Tout ça paraît bien artificiel. Le scénario du premier paraissait beaucoup mieux écrit et ne recourait pas à de telles facilités.
J'ai trouvé la dernière image où l'on voit ce qui est arrivé à la petite journaliste à la fin du premier avant de disparaître dans les ténèbres peu convaincante et un peu ridicule. Ça ne me donne pas envie de voir les suites.
Ça reste néanmoins un found footage correct et c'est sympa de retrouver ce beau décor et une Niña Medeiros toujours aussi terrifiante. Ce Javier Botet est décidément extraordinaire.