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Sans Mercy
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le 31 janv. 2026
Dans un Los Angeles de 2029 en proie au crime, l'IA Mercy, jouant le rôle de juge, jury et bourreau, expédie les procès pour homicide. Le détective Chris Raven (Chris Pratt), fervent défenseur du système, en devient la victime expiatoire lorsqu'il est accusé du meurtre de sa femme. Condamné à prouver son innocence en 90 minutes face à l'hologramme de la juge (Rebecca Ferguson), le film lance ainsi une course contre-la-montre pompée allègrement sur Minority report. L'idée est là, prometteuse, et le début parvient à installer un certain suspense autour de la culpabilité de ce flic aux méthodes brutales. Mais le concept, aussi bon soit-il sur le papier, se heurte rapidement aux limites de son exécution.
La première faiblesse est incarnée par son héros. Chris Pratt, habituellement charismatique, échoue à rendre intéressant un personnage d'emblée antipathique, un mari alcoolique et violent, et peine à porter la dimension dramatique requise. Surtout, l'intrigue, initialement séduisante, dérape vite dans le grand n'importe quoi. Le scénario de Marco van Belle, multipliant les revirements abracadabrants, franchit allègrement la frontière de l’improbabilité pour sombrer dans le ridicule, achevant de dissiper le peu d'empathie et de suspense qu'il avait réussi à créer.
Le principal écueil reste cependant le choix esthétique. Timur Bekmambetov cadre l'essentiel de l'action sur l'interface de Mercy, où s'accumulent images de surveillance et données. Si ce procédé est conceptuellement intéressant pour l'enquête, il se révèle désastreux pour les scènes d'action, réduites à un fatras chaotique (bodycams, drones) totalement illisibles. Cette frénésie visuelle, censée être excitante, devient une corvée, donnant au film une esthétique à la fois grise et nauséeuse. Reconnu coupable échoue ainsi sur tous les fronts et n'offre qu'un thriller bancal, aussi confus dans sa réalisation que dans son scénario, et qui semble déjà promis aux oubliettes d'une plateforme de streaming.
Créée
le 9 févr. 2026
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