Pas si drôle que ça pour une comédie, tout à son portrait du parfait connard, Red Rocket en oubli autant d'être subtil que de développer un véritable propos.
Au tout départ on se dit qu'un acteur porno déchut, paumé, n'ayant pas eu de bol et étant plutôt débrouillard ne mérite peut-être pas d'être ainsi traité. Puis on comprend très rapidement que si, et que le monde est même pas loin d'être conciliant avec une telle raclure, qu'il a toujours avancé en marchant sur la gueule des autres, et qu'en cela sa carrière dans le porno n'a été qu'une variation sur ce mode de fonctionnement.
Ce sera la seule véritable évolution du film, ensuite les rapports entre les personnages ne seront que stagnation, ou changements tellement attendus que bon... jusqu'à un retournement que l'on attendait plus, que l'on prend plaisir à voir même si il est d'une lourdeur qui le gâche franchement.
Un film finalement assez sage sous ses airs sulfureux, peinant à être plus qu'une farce un peu lourde sur le marasme social dans lequel l'Amérique est enlisée. À l'image du fait de placer le récit durant la campagne qui amènera Trump au pouvoir, comme un parallèle pas bien finaud entre ces deux éléphants se mouvant dans un monde qu'ils transforment eux-même en magasin de porcelaine, y cassant donc tout à chaque mouvement sans jamais voir où est le problème.