Les connards sont des gens sympas… et ce n’est pas à ça qu’on les reconnaît.

Mickey, un acteur porno quadragénaire, revient dans sa ville natale, il n’a plus un rond, rien, nada. À force de persuasion et de pleurnicheries, il parvient à convaincre son ex-femme et sa belle-mère de l’héberger, à condition de payer le loyer. Elles semblent nourrir un certain ressentiment. Pourquoi? on se le demande, Mickey a l’air tellement sympa.

Mickey cherche alors du travail, ce qui n’est pas simple dans une petite ville texane. D’abord, il tente de cacher son passé dans l’industrie du sexe, sans succès. Ensuite, il essaie d’en faire un atout, mais ça ne marche pas non plus.

Mais Mickey ne se laisse pas abattre. Au lieu de se morfondre, il décide de vendre de la drogue. Il retrouve sa dealeuse d’adolescence et lui demande du matos à crédit pour commencer à revendre. Elle accepte, persuadée qu’il va tout fumer.

Contre toute attente, Mickey vend tout en un rien de temps, paie sa dette et relance la machine. Il critique la qualité du produit, soucieux de fidéliser sa clientèle. On découvre un entrepreneur né.

Une fois ses problèmes financiers en voie de résolution, il tente un rapprochement avec son ex-femme, profitant du fait qu’ils vivent sous le même toit. Il se lie aussi d’amitié avec un voisin, puis séduit une vendeuse de donuts, une rousse chaude du cul, après s’être assuré de sa majorité sexuelle. Il transforme la boutique de donuts en point de deal et trouve ses meilleurs clients parmi les employés d’une raffinerie locale, à qui il vend aussi de l’urine propre pour contourner les tests de dépistage.


En trois jours, il a déjà couvert tous les besoins de la pyramide de Maslow.


Il décide alors de revenir en force dans le porno, avec pour arme secrète sa copine rousse, très motivée, à qui il promet la gloire.


Péripéties : il est impliqué avec son voisin dans un énorme carambolage. Son ex-femme, jalouse, s’associe à la dealeuse pour lui voler son argent.

Retour à la case départ, mais en pire : Mickey est littéralement à poil. Le film se termine sur la vision de la rousse, en lingerie, apparaissant devant lui comme un mirage.


Mickey, en partant de rien, a remonté à fond la caisse toute l’échelle sociale, et il fait tout ça en trois semaines. Dommage, qu’il est loupé le dernier échelon !

En plus, il a couché avec 1200 gonzesses.


Et pourtant, pourtant…


La fin est étrange: lorsqu’il fait sa pseudo demande en mariage, un train passe, comme si une force supérieure interrompait l’instant. Juste avant, c’est une foule de clients invraisemblable dans la boutique de donuts qui interrompt ses démarches.

Et ce carambolage ? Il n’en est pas responsable, mais il se défile et laisse son ami derrière lui, et ce n’est pas la première fois. Ce voisin, qui vend des drapeaux en se faisant passer pour un vétéran, se fait un jour violemment interpeller par de vrais soldats, sous les yeux passifs de Mickey.

Et puis quelle idée de se battre avec un ado pour sa copine… Parce que oui, Mickey, c’est un gars jaloux, alors il va aller intimider l’ex-petit copain de la rousse, un ado de 17 ans…

Il a également une vision assez hardcore de ce que doit être une fellation…



C’est quand même un immense connard, ce Mickey.

C’est peut-être pour ça qu’il revient dans son bled, fauché, la queue entre les jambes, et qu'il en repart de même...


borys38
8
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le 24 avr. 2025

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borys38

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