Un baril de déchets radioactifs égaré par l'armée se retrouve dans la nature et tombe aux mains d’une bande de rednecks qui vont s’en servir comme d’un alambic pour fabriquer leur gnôle frelatée. Bien évidemment, cet alcool de contrebande ne tarde pas à faire le tour du patelin et à contaminer l’ensemble des consanguins, les transformant en… zombies, non pas assoiffés d’alcool mais de chair humaine.
Produit par Full Moon Pictures, à qui l’on doit d’innombrables Séries B (et beaucoup de Z) et distribuée par la firme Troma, le film de Pericles Lewnes vient (très) rapidement nous rappeler à quel point ce film a été réalisé sans le moindre budget (ou presque).
De la barbaque, des boyaux, des viscères, des geysers d’hémoglobine et surtout, surtout, une absence totale de direction artistique qui confère au film, un certain charme. Car c’est bien là le problème (ou pas), si le film est foncièrement mauvais, il n’en reste pas moins sympathique grâce à ses acteurs amateurs qui surjouent dès qu’ils en ont l’occasion.
Redneck Zombies (1987) c’est du grand n’importe quoi, pourvu que ça tâche. Les maquillages sont hideux (indignes d’une kermesse d’école), les dialogues semblent avoir été torchés sur un coin de table et les interprétations lunaires. Mais le film nous réserve aussi son lot de scènes particulièrement réussies, notamment
la scène de l’autopsie sous acide
ou le dernier tiers qui parvient à relever le niveau (le film est long à démarrer). Avec ce nanar, on aura au moins appris une chose :
que notre déodorant peut aussi bien combattre la transpiration que les zombies !
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