Je ne suis pas très client de Nobuhiko Ôbayashi, tant son univers kitsch me laisse de marbre.
Ici, nous sommes donc dans un téléfilm qui réinterprète Boulevard du crépuscule à la sauce yōkai japonaise.
Plutôt une idée intéressante, mais le traitement peine à convaincre. Déjà, le film met beaucoup trop de temps à démarrer, le personnage principal revient trois fois sur l’île parce qu’il n’arrive pas à repartir.
C’est un peu long, surtout si on veut voir des yōkai, car le côté fantastique reste assez secondaire.
Et il est plutôt réservé à la dernière partie. Entre-temps, on a droit à une romance cucul, à base de malédiction et de jeunesse éternelle. Bref, la partie horrifique est assez décevante, là où House était satisfaisant.
Pas de gore, juste une scène de fouettage avec une robe blanche qui se déchire (très pervers japonais).
Puis un mort sympathique, qui devient projecteur, et enfin le côté félin du fantôme n’est pas vraiment développé.
Bref, assez déçu malgré une ambiance gothique parfois réussie.
Le film peine vraiment à nous impressionner, et l’aspect téléfilm n’est pas forcément la cause du problème.
Le film a l’air d’avoir été tourné sur pellicule et n’a pas vraiment un côté télévisuel.
C’est peut-être plus un manque d’intérêt ou de moyens.