Ne tournons pas autour du pot. Au vu de ma note, je ne vais pas y aller par quatre chemins : Elizabethtown est un mauvais film.
Pour une comédie romantique, ce n'est ni comique, ni romantique.
Le rythme est beaucoup trop lent, l'histoire inintéressante car se cherchant tout au long du film. Ce n'est ni un film sur l'univers professionnel, ni une histoire d'amour, ni un film sur la famille, ni sur le deuil, ni un road-movie. Et pourtant il y a tout cela à l'intérieur. Ce qui rend un objet brouillon sans âme, sans but. Juste excessivement chiant à regarder. Si bien qu'avec ma meilleure pote on l'a passé en avance rapide, et en regardant « Norman fait des vidéo » sur Youtube en même temps.
Côté casting, entre Orlando Bloom qui après Legolas vient enfoncer le clou sur le fait qu'il possède le charisme d'une bouteille de lait, et Kirsten Dunst qui visiblement a oublié ce que c'était de jouer la comédie, la tambouille est indigeste. Ajouter à cela des seconds rôles pitoyables, insipides portés par des acteurs de seconde zone transparents, tout est bon à jeter.
Pour ma part, je soupçonne presque Crowe de s'être rendu compte que son film était nullissime alors qu'il était en train de le réaliser. Si bien que pour noyer le poisson, ou faire passer la pilule (on choisira l'expression que l'on souhaite), il a tenter de masquer le tout par une musique omniprésente à base de standards américains rock/folk/blues. Malheureusement pour lui, cela rend le film encore plus ridicule.
Le seul point positif du film est qu'il donne envie de traverser le centre des States en bagnole avec du bon son dans les oreilles. Mais bon, 2h ça fait long pour un spot de l'Office du Tourisme du Tennessee.