La croisière en paquebot est un sujet bateau, évidemment.
En route, vers Paris, une poignée de personnages pittoresques forment une comédie chorale. Une vedette de la chanson qui souhaite rester incognito, un type louche et mufle nommé Trévines qui lui fait la cour, un pickpocket...Mais comment occuper ce petit monde à bord? Des vols de bijoux. Rien de plus classique.
A l'exception de quelques échanges spirituels sur le pont du bateau entre Annie Ducaux et Claude Dauphin, prélude à une histoire d'amour bien terne et commune, pas grand chose à signaler. Jean Tissier vient amuser la galerie mais on voit bien à quel point le scénario est laborieux et artificiel.
L'animation à bord est fantaisiste dans des proportions et un esprit très banals. La vénérable Marguerite Moreno est du voyage mais on voit bien ce que son personnage a de dérisoire.
Le rendez-vous à Paris sera-t-il plus inspiré? Pas du tout. Et, même, la révélation du mystère lié à Trévines-Claude Dauphin relève du mauvais roman. Quant à la rupture de ton, qui confine au pathétisme, elle est complètement déplacée, presque anachronique dans le contexte d'une comédie futile.