Avant toute chose, il faut savoir que regarder Renfield ce n'est pas du tout regarder l'histoire du personnage du roman de Bram Stoker.
Il ne faut pas chercher dans ce film une volonté littéraire, d'hommage au roman ou aux précédents Dracula.
J'étais pourtant allé le voir avec cette intention, n'ayant lu aucune critique, et n'ayant vu aucune bande-annonce.
J'ai donc forcément été surpris ! Mais, pour autant, j'ai passé un excellent moment ! On est, évidemment, dans la grande question, le grand dilemme entre le cinéma comme art ou le cinéma comme divertissement. On est clairement ici dans le divertissement : Renfield, normalement l'esclave de Dracula, annonçant l'arrivée de son maître depuis sa cellule d'hôpital psychiatrique, homme ayant perdu toute substance, habité par son maître ; devient ici une sorte de super-héros en prise avec sa moralité et l'immoralité légendaire de son maître.
C'est désarçonnant. Mais c'est fait avec légèreté, sans prétention.
En ce sens, le film passe bien. La bande-son est géniale, les combats sont joliment choregraphiés, l'humour - bien que parfois attendu - est bien amené et, il faut l'avouer, il y a un certain plaisir à retrouver Nicolas Cage.
C'est donc, à mon humble sens un film bien réussi, un divertissement efficace !