Est-ce que, 30 ans après, la malédiction s'est enfin arrêtée ?


Es-t-il possible que Est-ce que, par un concours de circonstances, et après les indéniables projets foireux et nanars de Paul W.S. Anderson, une série Netflix ratée, ou encore une espèce de vieille adaptation bêtement pompée en 2021, on peut vraiment croire, à l'occasion des 30 ans de la saga mythique de l'horreur, qu'un certain Zach Cregger, déjà salué pour son travail sur "Barbarian" et "Weapons", pouvait enfin briser cette foutue malédiction et enfin proposer la véritable adaptation que tout fan de la licence attendait ?


Spoilers : OUI, et bon dieu que c'est réussi et prenant.


Resident Evil sauce 2026 est l'adaptation quasi parfaite de ce qui fait le sel de la licence Capcom. Certes, si nous jouons à Resident Evil, c'est pour le grand défouloir de buter du zombie par kilo


cette phrase aurait pu être prononcée par Anderson, qui n'a absolument pas compris l'identité même de la saga, reflétant surtout une adaptation tirée des plus mauvais jeux de la licence, c'est-à-dire RE5 et RE6.Cependant, Cregger cherche à revenir à l'essence même de la licence depuis ses débuts en 1996 (Resident Evil) et sa consécration en 1998 (Resident Evil 2) : l'angoisse. 


L'angoisse de la découverte des lieux, de mystère en mystère, l'angoisse de se retrouver à court de munitions, l'angoisse de se retrouver dans une situation mortelle voire quasi impossible, l'angoisse des débuts de Resident Evil, où la survie était le maître mot de la superbe licence, et qui a su être retrouvée au sein de la nouvelle trilogie avec RE7, un jeu dont s'est beaucoup inspiré Cregger pour cette nouvelle mouture.


Cette nouvelle adaptation est la parfaite symbiose entre l'horreur absolue et l'action crépusculaire. En suivant le rôle d'un simple coursier d'organes, interpreté par Austin Abrams : maladroit, ayant ses problèmes quotidiens, forme de monsieur-tout-le-monde, Cregger prend le parti de pleinement nous positionner au sein de son point de vue dans l'imaginaire de la saga. 


Curieuse Coincidence puisque Abrams avait fait ses début au sein de la série "The Walking Dead" , une oeuvre qui elle aussi aura autant donner ses lettres de noblesses que les clous dans le cerceuil...... (un cerceuil de Mort Vivants Lol) Ainsi, pas de Léon "la mèche blonde" Kennedy, pas de Chris "gros biceps" Redfield, ni de Jill "je ne sers à rien" Valentine, et encore moins d'Ethan "je n'ai aucun charisme" Winters.


Cregger prend toute la subtilité et le concept même de la survie du jeu, et l'exploite à son paroxysme pour en faire une véritable expérience amusante de bout en bout, qui ravivera tous les fans de la saga par un nombre incalculable d'easter eggs (cadenas, machine à écrire, chien, lieu dans les labos...).


Révélant ainsi l'intention noble de Cregger d'en faire un film tambour battant, ne perdant jamais son rythme, y exposant un grand huit de l'horreur comme un véritable jeu de références et d'hommages évident à cette licence.


On peut toutefois reconnaître que Cregger, peut-être en étant trop fan du jeu, s'inspire aussi du mauvais côté des jeux, en y développant des passages scénaristiques un peu tirés par les cheveux, ou des décisions du personnage principal un peu étonnantes


reste à savoir si c'est un défaut volontaire ou un simple hommage.Et aussi une fin abrupte , syndrome des oeuvres réçentes horrfiques qui ne savent pas comment se finir...


En conclusion, Zach Cregger signe ici l'adaptation tant rêvée depuis 30 ans, en y décelant un amour sincère et évident, par un fan-service pas si présent que ça, une mise en scène impressionnante par le talent de Cregger, réussissant à revenir aux origines de la saga de zombies, la survie et l'angoisse mélangées dans un film furieux et brutal, sans concession, animé par une passion dévorante et un amour sincère de la saga de Capcom, affirmant une nouvelle fois que pour faire une adaptation réussie, il faut savoir trahir, et donc ne pas faire bêtement un copier-coller.

N'est-ce pas, The Last of Us ?


Zach Cregger a réussi à faire l'impossible, souillé par d'innombrables projets catastrophes mais sauvé par l'amour du jeu, se plaçant très haut dans les meilleures adaptations de jeux vidéo à l'écran, voire peut-être la meilleure.

Cine-Eyes
8
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il y a 1 jour

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