L’Abandon est une reconstitution poignante et importante des onze derniers jours du regretté Samuel Paty, de manière concise et précise, quitte à parfois tomber dans le conventionnel, sans réel point de vue, ce qui peut à la fois faire la force et la faiblesse d’un film-témoignage comme celui-ci.
Pour autant, le film de Vincent Garenq, habitué aux récits tirés de faits réels, restitue de manière assez juste les tourments de ces onze derniers jours : ceux d’un homme sous l’emprise de la peur et de l’angoisse, écrasé par le poids de la culpabilité. Un simple professeur d’histoire-géographie qui ne cherchait qu’à exercer sa passion.
Un film qui, certes, retranscrit cette histoire d’une manière assez scolaire (je ne ferai pas de jeu de mots, il n’y a pas de blague à faire sur un tel sujet), mais qui nous laisse dans un profond malaise et une grande inquiétude face au dysfonctionnement d’un système — ou plutôt de plusieurs systèmes — qui ont laissé mourir un homme passionné par son métier pour ce qu’il défendait.