Agréablement barbare mais la tension y est évanouie

Bof... surpris (et déçu) par le ton de ce Resident Evil 2k26, assez léger et très peu angoissant finalement. Le film étant jonché de bout en bout de gags pas franchement drôles et son protagoniste (souvent le seul personnage pas zombie à l'image) jactant H24, pour ne faire que jurer et commenter ce qu'il/on voit, désamorçant ainsi constamment le semblant de tension susceptible de naître à l'écran. A croire que Cregger n'a en fait même pas essayé de pondre un truc stressant, alors que c'est bien là-dessus que je l'attendais, eu égard à son Weapons très réussi en la matière.


Après ça se regarde tout de même gentiment, le gars sait mettre en scène, c'est propre, fluide, et certains plans ont vraiment de la gueule, donc on se sent respecté dans son intégrité cinéphile et on perçoit même de temps à autre le potentiel de fou qu'avait le projet. Il y a trois quatre scènes avec un peu de tension quand même, et un screamer de zinzin qui m'a fait bondir de mon siège en poussant un petit cri assez peu viril ; donc en cela c'est déjà mieux que la majorité de la concurrence contemporaine. Mais côté horreur, le film joue en fait largement plus sur le volet gore et le body horror à la The Thing (décor enneigé en prime), et là-dessus, le film nous offre quand même un joli petit lot de visions cracra assez réjouissantes.


Dommage qu'elles se fassent dans une farce horrifique plus qu'un vrai cauchemar.


Puis les quinze clins d'œil au JV sont lourds à la longue... les plans FPS pourquoi pas, mais les répliques frontales qui te donnent l'impression que Cregger te tapote sur l'épaule en complice de soirées gaming sont de trop.


Après je dois avouer aussi que ma séance n'a pas aidé, le film ayant planté après 15', puis 10' d'attente lumières allumées, puis redémarrage du film plus tôt qu'on ne l'avait quitté, puis de nouveau recul de 5' dans le film... bref, je me suis farci un morceau 3 fois, ce qui m'a un peu gavé ; et en prime mes voisins de rangée étaient un couple de boomers qui ont passé le film à le commenter comme s'ils étaient devant leur télé, ce qui m'a aussi un peu cassé les couilles. (Toujours les mêmes :))


Bref, déçu, mais je laisse au père Cregger la chance de se rattraper avec son prochain.


PS : ça met évidemment une fessée humiliante aux six films de Paul WS Anderson (disons poliment qu'ici on est face à du cinoche quoi).


PS2 : je n'ai jamais touché à un jeu Resident Evil donc aucune idée de si le film respecte le lore ou pas - et osef.

ServalReturns
5
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il y a 1 jour

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