Un jeune homme allongé sur le bitume entouré d'une ligne de craie et le mot "RESTLESS" inscrit en gros.

C'est l'image qui m'a donné envie de voir ce film il y a environ un an, mais d'après le synopsis je savais qu'il me faudrait trouver le bon moment.
Mon rapport avec les films autour de la maladie ne sont pas très bons, ni ceux avec les histoires d'amour trop jolies pour être vraisemblables, mais ici, les deux sont en tel rapport que la balance est parfaite et le rendu doux, poétique, et assez original.

Je dois avouer qu'avec une bande-son made in Danny Elfman c'est dur de se planter. Y ajouter des couleurs claires et une réalisation en douceur et vous obtiendrez une petite perle.

Mia à un physique à câlins -comme je les appelle- et je l'ai toujours trouvée assez talentueuse. Quant à Henry Hopper, je ne le connaissais pas, mais il s'ajoute à ma liste de british mignons très doués, avec son petit air d'Eddie Redmayne.
Deux acteurs aux apparences si pures et délicates sont un choix très judicieux pour deux personnages qui sont bien loin d'être simples. Et surtout qui découvrent tant ensemble, qui se portent l'un l'autre et qui deviennent vite le combat de l'autre.
Enoch est maussade, blessé et fragile, à la limite du désagréable, et Annie arrive comme une pommade dans sa vie pour n'en faire ressortir que les meilleurs côtés, qui font qu'au final, on s'attache beaucoup à lui. Et à Annie, petite pile électrique à l'humour cru et à la garde-robe adorable.

Le vie -et surtout la mort- sont traitées ici d'un point de vue bien marqué mais loin, très loin, du pathétique, et ça fait du bien. Ce scénario fait refléchir dans le sens où toutes les visions de ces dernières, et du suicide compris, sont abordées, mais à pied d'égalité. Le tout souligné d'une métaphore à propos d'oiseaux on-ne-peut-plus appropriée au personnages d'Enoch -le corbeau- et d'Annabel -le rossignol-.

Se mettre dans son petit monde et découvrir ces deux-là est un vrai plaisir, autant se laisser emporter par leur histoire ~

On en garde l'impression d'un joli rêve un peu inquiétant ou d'un cauchemar qui ne s'avère pas si horrible au réveil.
ConnieBower
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Créée

le 22 janv. 2014

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