Restless City d’Andrew Dosunmu est un film qui charme l’œil autant qu’il frustre le cœur. Porté par une esthétique sublime, presque hypnotique, il dresse le portrait visuel d’un New York rarement filmé avec autant de poésie. Chaque plan est soigné, chaque lumière maîtrisée : une vraie œuvre d’art plastique.


Mais derrière cette beauté, le récit se perd. L’histoire de Djibril, jeune immigré sénégalais rêvant de musique, manque de profondeur et d’émotion. Le scénario s’efface trop souvent devant l’image, et les personnages peinent à exister pleinement. On observe, mais on ne ressent pas.


Cela n’empêche pas le film d’être sincère. La représentation de la diaspora africaine est juste et précieuse. Malheureusement, cette intention ne suffit pas à combler le vide narratif.


Restless City ressemble à une promesse inaboutie : visuellement brillant, mais émotionnellement distant. Un film à admirer, plus qu’à vivre.

CriticMaster
5
Écrit par

Créée

le 23 avr. 2025

Critique lue 10 fois

CriticMaster

Écrit par

Critique lue 10 fois

Du même critique

Après mai

Après mai

8

CriticMaster

2300 critiques

Les braises d’un idéal : la jeunesse en quête de sens dans Après mai

Dans son film Après mai (2012), Olivier Assayas dresse un portrait sensible et nuancé de la jeunesse française du début des années 1970, marquée par l'héritage de Mai 68. À travers le regard de...

le 30 avr. 2025

Battlestar Galactica

Battlestar Galactica

9

CriticMaster

2300 critiques

Le pouvoir sous pression : politique en apesanteur

Battlestar Galactica (2004) n’est pas seulement une série de science-fiction, c’est un laboratoire politique sous haute tension. Si je lui ai mis 9/10, c’est parce qu’elle réussit à conjuguer tension...

le 3 juin 2025

Only God Forgives

Only God Forgives

4

CriticMaster

2300 critiques

Esthétique envoûtante, émotion absente

Difficile de rester indifférent face à un film comme Only God Forgives. Avec son esthétique glacée, sa mise en scène millimétrée et ses silences lourds de sens, Nicolas Winding Refn signe une œuvre...

le 28 mai 2025