(Critique V1.2 à chaud modifiable)
Alors clairement on est plus proches du remake que du jeu original Silent Hill 2, mais l'adaptation reste encore originale sans être trop éloignée.
Je fustigerais plus certains monstres en 3D de moyenne qualité voire flous ou trop grognards (surtout Pyramid Head), et une Angela au traitement trop vite expédié malgré le contexte du film (et autres tropes énervants dignes d'être dénoncés par How It Should Have Ended).
Y a aussi le coup de la secte que j'ai pas compris si c'était en rapport avec la précédente ou non (est-ce qu'ils ... déchiquetaient Mary ? Est-ce que son père est en rapport avec Alessa ? Vu que la ville infernale semble moderne même dans les souvenirs de James, est-ce la même Silent Hill que les films précédents ? Ou bien un délire de son esprit vu que y a une scène où il est à l'hôpital psychiatrique ? On est en quel année ? 1993, 2017 ou 2026 ?)
Le rythme est effectivement très rapide et anxiogène la plupart du temps, avec quelques jumpscares (heureusement imprévisibles et pas gratuits contrairement à Révélation). Cependant, Gans a clairement compris le matériel d'origine et sa ville de Silent Hill reste très fidèle architecturalement (Lakeview, Toluka Lake, Brokhaven Hospital).
Tout est crade, sanglant, rongé de vermines, de moisissures rouges et de cendres. Tout respire la culpabilité, le dégoût, le chagrin et la colère. Intéressant aussi de voir que les créatures partagent un thème insectoïde (sphinx à tête de mort, ruche, chrysalide desséchée, arachnide, etc.)
C'est raccord avec le fait que Mary cancéreuse a été tuée par James à sa demande, attirant un sphinx tête de mort sur son cadavre.
D'ailleurs, j'ai trouvé ça plus convaincant que le design des monstres du remake (sauf Pyramid Head décevant et pas effrayant) : par exemple, au lieu de simples corps féminins étouffant dans des sacs mortuaires trop simplistes, on a des femmes enfermées dans leur propre chair anorexique et crachant du vomi acide très corrosif.
Même "conventionnel" sur certaines choses comme la fin (qu'on pourrait voir comme une forme de déni mental pour James ou au contraire comme solution logique), le Retour à Silent Hill de Gans traite du chagrin d'un amour qui semblait si prometteur, mais gâché par une famille sectaire et tyrannique, et finissant dans le dégoût puis la pitié.
Il reste aussi plus cohérent que le Silent Hill Révélation qui était une crasse incompréhensible aux jumpscares, effets spéciaux et twists nuls et ridicules.