Charles Band est tellement à court d'idées qu'il décide de produire un second préquel à sa saga "Puppet Master", sorti en 1999 et réalisé par David DeCoteau (encore sous un pseudonyme) et on ne va pas se mentir plus longtemps, c'est très mauvais. Alors même si c'est un deuxième préquel, il n'efface pas le premier pour autant mais vient au contraire se positionner en tant que suite.
C'est ainsi que nous reprenons les évènements de la fin du troisième opus, Toulon est en Suisse et trouve une vieille marionnette en bois ; il explique alors à ses autres poupées comment tout a débuté.
C'est ainsi qu'après un court passage en Egypte antique où Afzel vole le secret de Soutekh, capable d'animer les poupées donc, nous retrouvons un très jeune André Toulon au début du siècle dernier qui fait la rencontre d'Afzel mais également d'Ilsa, sa femme tuée dans le troisième film (et qui se réincarne dans la poupée sangsue). Bon déjà, quelques faux raccords avec les précédents puisqu'il me semble qu'il a toujours été dit que Toulon avait trouvé le secret des poupées en Egypte sur un espèce de marché mais bon passons (puis même le rituel pour donner vie aux marionnettes qui n'a rien à voir avec les quatrième et cinquième opus et encore moins avec le sixième), ce film nous permet d'en apprendre plus sur le passé du personnage.
Et pourtant, ça aurait pu être n'importe quel personnage que ça aurait été la même chose. Ce que je veux dire, c'est que la franchise est tellement bordélique que raconter les origines de tel ou tel truc est toujours risqué et ne mène surtout pas à grand-chose.
Ainsi, on s'ennuie énormément devant ce film très mal rythmé, très mal monté, aux très mauvais effets spéciaux et puis surtout au très mauvais jeu d'acteur. En effet, c'est surtout Greg Sestero avec son vieil accent français qui se débrouille le plus mal et en même temps, le bonhomme est surtout connu pour son rôle dans "The Room" et du bouquin qui en découle (ça cerne déjà un peu le personnage).
"Retro Puppet Master" est donc un nouvel échec dans une saga qui ne cesse de s'embourber.