Visiblement agencé pour concurrencer les comédies américaines, Retroscena (coulisses) est une œuvrette plutôt agréable, eu égard au savoir-faire d'Alessandro Blasetti, bien dans la lignée du cinéma des "téléphones blancs" de l'époque mussolinienne. Au-delà de l'intrigue sentimentale, entre un baryton vieillissant et une jeune pianiste (l'écart d'âge est dans les conventions de l'époque), le film insiste à plusieurs reprises sur la stupidité de considérer le talent des artistes étrangers alors que beaucoup d'autres fleurissent en Italie. Un couplet nationaliste pas trop lourd, heureusement, dans un long-métrage par ailleurs élégamment réalisé.

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le 16 févr. 2020

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