The Returner est une oeuvre cinématographique aussi raffinée qu'un barbare ork avec une hallebarde. Et le scénario respire d'intonations culturelles à la gloire de Chuck Norris ou de Christophe Lambert. Mais ce nanard (si si ç'en est un) est un bon nanard avec des passages tout à fait sérieux. Le duo Kaneshiro et Suzuki fonctionne à merveille et leur collaboration donnera de nombreuses situations assez cocasses. Dans l'histoire, il faut aussi un grand méchant qui fait peur, et c'est Kishitani qui est appelé à la barre. Son délit manifeste est d'avoir essayé pendant le film de battre Sylvester Stallone en rugissement animalier apocalyptique, mais en vain. De plus, il ignore la peur, la subtilité, et esquive les balles d'un seul déhanché, et là on se dit: "Mon dieu !". Vous l'aurez compris, je n'ai pas prêté attention une seule seconde à l'intrique de Returner, mais je me suis bien marré.