Présenté au Cinemed 2021, Rêve de l'algérien Omar Belkacemi n'était pas encore référencé sur IMDB, le réalisateur n'apparaissant que pour son court-métrage La vague, qui date de 2015. C'est donc une avant-première mondiale à laquelle a assisté le public du festival de Montpellier. Même s'il appartient à la fiction, le film se situe à un carrefour entre documentaire, essai philosophique sur la liberté et élégie de la nature. Situé dans un petit village de montagne, Rêve s'attache à un personnage de "fou" ou étiqueté tel par les hommes de la communauté qui le trouvent trop "différent" tandis que son frère, professeur de philosophie à Alger, essaie de plaider sa cause. La narration est très lâche, ayant du mal à convaincre, s'évadant sans cesse d'un récit que le réalisateur a voulu diffus et ouvert à une liberté de ton, certes appréciable, mais qui détourne l'attention, alors même que certaines scènes fortes (un suicide) ne débouchent sur rien d'autre. Cette balade en altitude, loin d'être désagréable, ne parvient cependant pas à devenir mémorable.