Puta madre y caramba, ouné film mexicon pour venir creuser le trou des tréfonds du catalogue déjà bien frelaté de Prime Vidéo.
Bon, soyons franc, avec le pitch de base décrit dans le résumé, inutile de s'attendre à une histoire complexe, des personnages qui existent un minimum ou une mise en scène originale. Mais merde alors, donnez nous au moins un peu d'action, de violence et de hargne car la vengeance, c'est un peu ça, nom de dieu !
Donc, ça commence gentiment avec 15 minutes de dialogues ineptes sur fond de posture + langage commando de pacotille et sur la présentation du gentil héros bien sûr tout seul contre la totalité des ripoux de sa hiérarchie.
Au bout de ces (très longues) minutes et une première baston "bigger than life", on espère que le machin va un peu s'emballer. Macache, car le solitaire se retrouve comme un con à la baille, dépressif, ruiné et sanguinolent mais bien vivant.
Comme les liens entre combattants sont toujours indéfectibles dans ce genre de film, son pote (ou soldat, ou camarade, c'est selon les moments) vient le renflouer financièrement. Grâce à cette aubaine de 3000 pesos (même pas 150 Euros), le super capitaine se retrouve milliardaire après un gain au jeu inespéré, d'un courage et d'une originalité scénaristiques qui font froid dans le dos.
Avec perte et fracas, le nouveau riche annonce publiquement qu'il traquera l'assassin de sa femme et les ordures qui l'ont commandité.
Nouveau tunnel de 20 mn de dialogues ahurissants de connerie et de lieux commun qui nous amènent mollement vers le kidnapping du gros salopard derrière la compromission des forces spéciales de la police, rien que ça.
Quelques clous dans les genoux plus tard, une séquence d'action peu originale mais pas mal faite vient nous tirer de notre torpeur. Malheureusement, c'est pour nous y replonger immédiatement après avec un bla-bla lourdement explicatif, des fois qu'on n'aurait pas compris toutes les astuces du scénario.
Après quelques trahisons et revirements, arrive enfin la baston tant attendue qui, comme la séance de poursuite est parfaitement lisible et chorégraphiée, ce qui montre ce qu'aurait pu être le truc avec un peu plus de budget et d'ambition. Un discours final moralisateur et du niveau de ce qu'on a entendu jusque là vient hélas anéantir toute velléité d'indulgence chez le spectateur qui commence sérieusement à se dire qu'il ne va pas tarder à résilier son abonnement à la plateforme.