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Brève plongée
Hélène Rastegar place au centre de son film les gens entrant ainsi dans une démarche socialiste. Elle les laisse s'exprimer, tout en prenant le temps de les écouter. Le choix de la prise de vue est...
le 17 avr. 2026
Hélène Rastegar place au centre de son film les gens entrant ainsi dans une démarche socialiste. Elle les laisse s'exprimer, tout en prenant le temps de les écouter. Le choix de la prise de vue est assez judicieux, tout comme celui de la caméra numérique, puisque la qualité n'est pas un standard du cinéma mais rappelle celui que l'on peut obtenir nous-même. Elle renforce le côté intimiste du métrage et proche des humains. La réalisatrice se place dans la continuité de la numérisation des documentaristes comme Agnès Varda ou Frederick Wiseman.
Il apparaît manifeste que le film ait été tourné en 2017 et sorti en 2019, mais le choix de cette caméra à la qualité moindre donne l'impression que le film date d'une décennie précédente, montrant que les problèmes de ces personnes sont intemporels. Le montage est standard mais demeure réfléchi en optant pour une alternance entre réunions administratives, travaux et des choses plus légères comme des chats ou un guitariste.
J'ai apprécié le fait qu'il n'y ait pas d'interviews et que les personnes concernées parlent d'elles-mêmes. Dans le dernier quart d'heure, la réalisatrice semble plus s'adresser aux gens qui vont regarder la caméra. Un peu décevant mais c'est pardonnable, Hélène Rastegar est une scénariste, ce qui expliquerait pourquoi elle a forcé les choses pour obtenir des éléments qu'elle n'avait pas enregistrés.
La façon dont les travaux sont captés est assez intéressante puisque le temps est retranscrit de manière réaliste. On découvre l'ampleur des travaux en même temps qu'eux, on partage leurs incertitudes et le labeur. C'est sûrement ce qui m'a permis de ressentir les émotions des personnes filmées. J'avais l'impression de partager leurs sentiments et c'est pour moi, le plus grand atout du film.
Deux séquences, que je trouve métaphoriques, ont retenu mon attention. La première, dans l'ordre chronologique, est un chat se blottissant contre une souris et la reniflant simplement. Le fait qu'il ne l'attaque pas symbolise l'ambiance du squatte, il n'y a pas de proie ni de prédateur. Tout le monde est égaux et aucun conflit physique n'est causé. Des tensions existent certes, mais jamais d'une ampleur assez grande pour faire éclater une véritable dispute.
La seconde séquence est celle où une femme nettoie un bol avec de l'eau gelée. On lui propose une bouilloire, mais elle refuse car c'est "trop tard", mais que "la prochaine fois" elle appliquera le conseil. Je l'interprète comme les générations futures qui apprendront de la précédente, celle filmée tout au long du film, qui estiment que pour eux c'est trop tard. Cependant, l'espoir persiste. C'est un film qui prouve que la conviction mène à la réussite.
Le point négatif est que le documentaire est lassant par moment et l'ennui peut s'installer. Il n'y a pas d'innovation au niveau de la forme ni d'évolution au cours du film. Pour autant, le métrage reste fidèle à lui-même et suit la même structure jusqu'à la fin.
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le 17 avr. 2026
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