Ayant vu tous ses spectacles — et même une fois en live à Paris — Mortality s’inscrit clairement dans une continuité.
Toujours aussi provoc, toujours aussi libre, et surtout toujours aussi drôle.
Ce que j’adore ici, c’est l’absence totale de limites. Gervais name-droppe qui il veut, va très loin dans les blagues, parfois très très loin, sans jamais donner l’impression de calculer son effet. C’est précisément cette liberté absolue, assumée jusqu’au bout, qui rend le spectacle hilarant. On rit autant de ce qu’il dit que du fait qu’il ose le dire.
Le seul “défaut”, si tant est que ce soit un défaut, tient à l’absence de structure réelle. Un enchaînement de vannes, sans fil conducteur évident. Résultat : je n’ai pas vu venir la fin… et c’était trop court. Ce qui est plutôt bon signe.
Un spectacle à recommander sans hésiter, à tout le monde — et surtout à celles et ceux qui se sentent souvent offensés. Peut-être la meilleure manière d’expliquer, par le rire, ce qu’est réellement le free speech.