Que se cache-t-il derrière les beaux yeux, l'incroyablement longue chevelure et la beauté juvénile de Carole Bouquet ?
Malheureusement pas grand-chose.
Cet opus de James Bond, sa douzième mission et la cinquième pour Roger Moore, n'apporte rien d'intéressant à la saga.
D'ailleurs, dès l'ouverture c'est ridicule, Rien que pour vos yeux commence par ridiculiser le méchant le plus emblématique de la saga et le film. Rarement, voire jamais, une scène de la saga n'aura été à ce point pitoyable, et le film se conclut dans la laideur avec un appel de Margaret Thatcher.
Entre les deux, cette aventure contient tout de même de bonnes choses, mais peine à tenir sur la durée, ça devient vite ennuyant lors de certains moments. Les personnages n'arrivent pas vraiment à exister, James Bond manque de charisme (malgré les circonstances atténuantes, Roger Moore n'est vraiment pas fait pour ce rôle), les méchants sont invisibles et bien des personnages apparaissent sans qu'on en comprenne l'utilité, à l'image de la jeune patineuse blonde. C'est dommage, car il y avait du potentiel, notamment avec une Carole Bouquet pleine de vengeance.
Dans la première partie du film, Q sort à James Bond :
Je ne goûte pas à cet humour laborieux
On pourrait en dire tout autant, même s'il est vrai que cet opus calme un peu le jeu sur l'humour douteux, en comparaison à ses prédécesseurs.
Enfin, dans l'ensemble, l'écriture ne convainc pas, tant les dialogues que personnages et les quelques points positifs ne sauvent pas le film. Ces derniers se trouvent dans le côté carte postale qui est assez sympathique (la Grèce, l'Italie ...) ainsi que dans les séquences d'actions que John Glenn parvient, parfois, à bien mener.
Mais c'est bien peu.
Encore une fois, un James Bond de Roger Moore est décevant, et s'il n'est pas à son aise, il n'est pas aidé, Rien que pour vos Yeux, en plus d'être parfois ridicule, manque de tout, que ce soit de tension, de rythme, d'intérêt, de passion, de scénariste et bien d'autres choses.