9
le 27 sept. 2014
SuivreGoddamned Hippies !
C'est un film de dingues que voilà ! Noel Marshall décide de faire un film avec 150 gros félins, sans s'être vraiment documenté dessus ni même avoir engagé des dresseurs pour les contrôler, juste...
Roar est un projet cinématographique totalement fou et assez incompréhensible, je crois n’avoir rarement vu un film aussi dingue.
Projet engendré par le couple Tippi Hedren et son mari Noel Marshall qui réalise le film, les deux jouent dedans.
Le tournage, dans un ranch proche de Los Angeles où le couple a rassemblé 200 félins non dressés, est un des plus longs et un des plus dangereux de l’histoire du cinéma, il a duré 6 ans et a vu les blessures se multiplier sur le plateau.
L’histoire, il n’y en a pas vraiment, tient sur un timbre-poste : Madeleine (Tippi Hedren) emmène ses enfants dans la jungle africaine pour aller voir son mari Hank, dont elle est depuis longtemps séparée. Hank est un scientifique excentrique qui s'est toujours battu pour la défense d'espèces en danger et qui vit dans une grande maison au milieu de plus de 200 fauves de toute origine : des lions, des tigres, des guépards, des léopards, des jaguars,…et des éléphants.
C’est tout. En fait il n’y a pas d’écriture, les scénaristes sont les félins. Le projet consiste à les filmer envahir les pièces de la maison, bousculer les acteurs, leur sauter dessus de façon plus ou moins violente. La mise en scène adopte leurs comportements, ou plutôt ceux sont eux qui guident la mise en scène. On les regarde envahir le cadre et déambuler avec un regard à la fois fasciné, amusé, interloqué, et inquiet. Ce qui est fou c’est le contraste entre la musique guillerette et la dangerosité flagrante ressentie.
Ce n’est ni un documentaire ni une vraie fiction. C’est un objet totalement à part. Ce qui me plait, outre toutes ces bizarreries, et l’amour et le respect pour ces animaux qui me semblent sincères, c’est ce que la forme du film engendre. D’une part que l’homme n’est qu’une petite chose qui tente de trouver sa place dans le même cadre que celui où évoluent les animaux. Que l’homme n’est en rien supérieur, il n’est qu’un animal parmi les autres, et toute relation passe par un équilibre et un respect mutuel qui banni toute forme de domination et d’agressivité. D’autre part, qu’il est impossible de dominer la nature, d’enfermer les choses dans des cadres, guidées par un besoin de liberté. Tout ça, la mise en scène du film le traduit plutôt bien.
Créée
le 25 mars 2017
Critique lue 479 fois
9
le 27 sept. 2014
SuivreC'est un film de dingues que voilà ! Noel Marshall décide de faire un film avec 150 gros félins, sans s'être vraiment documenté dessus ni même avoir engagé des dresseurs pour les contrôler, juste...
10
le 31 janv. 2016
SuivreRoar est inclassable et impossible à noter. À la fois hilarant et terrifiant, le film est totalement hors de contrôle et le résultat est démentiel. Il faut d'ailleurs être un peu dément pour avoir...
3
le 15 avr. 2015
SuivreLe pitch de Roar, réalisé en 1981 par un illustre inconnu ami et mari des bonnes personnes, a déjà de quoi faire frémir: un écologiste convaincu invite sa famille à vivre avec lui au milieu de ses...
8
le 22 mai 2012
SuivreIl y a l'amour qui nait, celui qui perdure, celui qui disparait, et puis il y a celui qui s'éteint, ou en tout cas qui s'évapore physiquement. Si certains cinéastes, Borzage, Hathaway, ont choisi de...
5
le 31 mai 2012
SuivreJ'aime le début du film, qui débute comme un conte initiatique. Nichols parvient à retranscrire d'une jolie façon le besoin d'aventure, de mystère, de secret que l'on peut ressentir durant l'enfance...
2
le 26 mars 2013
SuivreLe film possède une dimension métaphorique et repose sur une image politique plutôt intéressante même si déjà rabattue, à savoir assimiler un avion à la société actuelle, en premier lieu la société...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème