Je ne vais pas mentir : pendant une grande partie de Rob1n, j'ai eu l'impression de regarder un énième petit film d'horreur assez générique. L'intrigue avance lentement, les scènes censées installer la tension ne m'ont jamais vraiment accroché, et je n'ai ressenti ni véritable peur ni réelle montée d'adrénaline. À plusieurs reprises, je me suis même demandé où le film voulait réellement m'emmener.
Pourtant, plus le récit approchait de sa conclusion, plus j'ai commencé à sentir que quelque chose se préparait. Et c'est finalement dans ses quinze dernières minutes que Rob1n m'a surpris. Le twist final a réussi à me faire reconsidérer une partie de ce que je venais de voir, avec une conclusion sombre et particulièrement efficace qui apporte enfin l'impact émotionnel qui me manquait jusque-là.
J'ai aussi apprécié le fait que le film ne cherche pas constamment à enchaîner les jumpscares ou le gore gratuit. Il préfère construire une ambiance plus froide et fataliste, même si cette approche rend parfois le rythme un peu trop lent à mon goût. Les acteurs font correctement le travail, sans être particulièrement mémorables, mais suffisamment pour porter l'histoire jusqu'à son dénouement.
Au final, je suis ressorti avec un sentiment assez partagé. Pendant une bonne heure, Rob1n m'a semblé très banal, mais sa fin a suffisamment marqué mon esprit pour me laisser une impression plus positive que prévu. Ce n'est clairement pas un film que je recommanderais à quelqu'un cherchant des frissons constants, mais pour son dernier acte particulièrement pessimiste et réussi, je trouve qu'il mérite malgré tout qu'on lui laisse sa chance.