Rob1n
3.3
Rob1n

Film de Lawrence Fowler (2025)

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Quand le deuil vire au désastre numérique

L’idée avait pourtant de quoi intriguer : un père brisé par la perte de son enfant crée une poupée robotique pour combler l’insupportable absence. Sur le papier, Rob1n promettait un drame poignant aux accents de science-fiction, à la croisée de A.I. Intelligence artificielle et M3GAN. Mais dans les faits, c’est un ratage complet, aussi maladroit dans l’émotion que dans l’horreur.

Dès les premières minutes, le film peine à instaurer un climat crédible. Le deuil du père, censé être le cœur émotionnel de l’histoire, est traité avec une superficialité déroutante. L’acteur principal semble absent, récitant ses répliques avec la conviction d’un GPS fatigué. L’alchimie avec "Rob1n", la poupée robotique censée représenter son fils, est inexistante — et c’est un comble, quand le film repose justement sur ce lien.

Le personnage de Rob1n, quant à lui, oscille entre étrange et ridicule. Son évolution vers la possessivité et la violence manque cruellement de nuance, et les scènes dites "terrifiantes" tombent à plat, tant elles sont prévisibles ou mal rythmées. Au lieu de distiller l’angoisse, le film empile les clichés : regards fixes, mouvements mécaniques, bruitages trop appuyés… On a déjà tout vu, et en bien mieux ailleurs.

La mise en scène, sans âme, n’aide en rien. Plans impersonnels, photographie terne, effets spéciaux low-cost : on ne ressent jamais l’oppression ou la tension qui devraient nous hanter. La bande-son, quant à elle, tente désespérément d’imposer une ambiance dramatique, mais finit par souligner le manque flagrant d’émotion réelle.

Et que dire du final, qui semble tout droit sorti d’un téléfilm du dimanche après-midi croisé avec un mauvais épisode de Black Mirror ? Aucun frisson, aucune surprise, juste un profond soupir de déception.

Rob1n aurait pu être une réflexion sensible sur le deuil, la technologie, et les limites de l’attachement. Il n’est finalement qu’un produit bancal, sans direction claire, qui laisse un goût amer d’opportunisme raté.

Ma note : 1/10. Même pas effrayant, à peine touchant — juste oubliable.

Mika-el
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le 17 juil. 2025

Critique lue 105 fois

Mica

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