RoboCop est un film dont le statut culte n’est plus à prouver, mais qui m’a personnellement posé problème lors du visionnage. Visuellement, on sent immédiatement que le film est ancien : les effets spéciaux ont mal vieilli, et le sang, très présent, paraît aujourd’hui artificiel, ce qui rend certaines scènes difficiles à prendre au sérieux.
Pourtant, le scénario est original et réellement intéressant. L’idée de départ, la réflexion autour de l’homme, de la machine, de la perte d’identité et de la déshumanisation sont fortes et intelligentes. Je connaissais le personnage de RoboCop de nom, comme une icône de la pop culture, mais je n’avais jamais vu le film ni découvert son histoire. Sur le fond, j’ai trouvé le concept pertinent et même assez visionnaire pour l’époque.
Malgré cela, je n’ai pas réussi à me plonger dans le film. L’immersion ne s’est jamais vraiment faite, et je pense que c’est principalement dû à la vieillesse du long-métrage. Le rythme, la mise en scène et les effets visuels créent une distance qui m’a empêchée d’entrer émotionnellement dans le récit.