Une excellente surprise. Autant je savais Guillaume Canet doué et talentueux dans le domaine de la comédie, comme le laissais présager la bande annonce, autant je ne m'attendais pas à ce que le film propose un développement si poussé et même "profond" dans sa deuxième partie. Si la première heure peut-être assimilée à une sorte de Platane sous stéroïdes, la seconde partie s'éloigne du docu-fiction et même de la comédie pour rentrer dans une satyre tragi-comique extrêmement bien gérée et proposant une réflexion sur le monde du show-business, la culture de soi et l'image que l'on veut renvoyer, que l'on croit renvoyer, et que l'on renvoie vraiment.
En terme de mise en scène, Canet fait dans le sobre et simpliste, pas de mouvements de caméra extraordinaires, pas d'effets de montage ou de photographie somptueuse, la part belle est donnée aux acteurs et aux délires de son scénario et même si l'on peut lui reprocher parfois un manque de justesse et de subtilité, il faut avouer que Canet n'est pas frileux avec lui même et assume totalement son auto-dérision. Je tiens d'ailleurs à mentionner la partition musicale de Yodelice (Maxime Nucci), très intéressante, notamment pour le morceau Target.
En clair, j'ai vraiment beaucoup apprécié Rock'n' Roll, je ne m'attendais pas à ce que la seconde heure soit si intéressante et travaillée, en comparaison à la première heure plus simple et parfois quelque peu lourdingue.
Bref, une bonne comédie, et même un peu plus que ça, à voir !